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Une ligne téléphonique pour la protection des mineurs sur le net
 Bientôt un site pour la protection des mineurs sur le téléphone
E-TEN eten glofiish M810 PDA tlphone Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, et Eric Besson, secrétaire d'Etat chargé de l'économie numérique ont inauguré ce matin un nouveau service en France : la ligne Net Ecoute Famille, un accueil téléphonique pour la protection des mineurs sur Internet. Depuis un numéro Indigo, le 0820 200 000 (0,09 euro/mn).

Cette ligne a été mise en place en collaboration avec l’association e-enfance et la commission européenne. Elle permet de joindre des « écoutants » qui répondront aux questions des parents « en toute confidentialité du lundi au vendredi de 9h00 à 18h00 ». Net Ecoute Famille va ainsi répondre « à toutes les questions concrètes que se posent les enfants, les adolescents et les parents sur Internet et le mobile ». L’association cite, pour exemple, l’aide à l’installation des logiciels de contrôle parental, les conseils sur l’utilisation sécurisée d’Internet et du mobile par les jeunes, mais aussi l’aide psychologique « en cas de confrontation à des problèmes graves liés à Internet et au mobile (images choquantes, harcèlement moral et sexuel, mauvaises rencontres, pédophilie, dépendance à Internet ou aux jeux vidéo...) ».

A cette occasion, MAM a indiqué qu’elle venait d'adresser « aux fournisseurs d'accès à internet, le projet d'article relatif au blocage » des sites pédo-pornographiques. Ce projet figurera finalement dans la nouvelle LOPSI (loi d'orientation et de programmation de sécurité intérieure), la seule voie consensuelle de lacharte d’engagement ayant été finalement abandonnée. Si tous les acteurs sont d’accord pour lutter contre ces contenus, les méthodes diffèrent pour poursuivre cet objectif. Free a par exemple contesté les arguments militant sur la faisabilité technique d’une solution de filtrage centralisée.

A l’occasion de l’inauguration de cette ligne spéciale, Alliot Marie a également annoncé la prochaine arrivée d’un délit d'usurpation d'identité par internet, une infraction qu’avait réclamée l’ancien sénateur du Territoire de Belfort, Michel Dreyfus-Schmidt, peu satisfait de voir les magistrats recourir artificiellement aux peines d’escroquerie ou assimilé. Michèle Alliot-Marie a enfin annoncé la future possibilité de « capter des données numériques à distance », méthode qui amplifiera les pouvoirs de police sur les réseaux.

Rédigée par Marc Rees le lundi 01 décembre 2008 à 17h18
snipd 1 year ago
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Le scandale du “parcours de soins coordonnés” (2)

Quelques exemples de requêtes sur le téléservice “Mon compte pro”afin de savoir si on est ou pas le médecin traitant du patient.
Malheureusement il n’est pas prévu un accès “automatique” à partir de la lecture de la carte Vitale du patient. Le médecin doit retaper les treize chiffres du numéro de sécurité sociale. C’est fastidieux, surtout quand il y a des messages d’erreur ou lorsque le régime obligatoire de l’assuré social ne propose pas encore ce téléservice !

Pas de couverture obligatoire

Cette dame est certaine que je suis son médecin traitant.
Son mari et elle auraient signé la déclaration le même jour.

Effectivement dans ma liste au format XLS je trouve listé le mari qui aurait signé le 19 septembre 2008. Par contre elle n’est pas dans le tableau.

La consultation de ses droits en ligne me laisse perplexe :
Il existe bien un médecin traitant déclaré à la CPAM de Nantes, mais ce n’est pas moi.

Mais la dame, salariée depuis de nombreuses années, elle travaille dans une compagnie aérienne, n’aurait pas de couverture obligatoire !

“Le nir saisi ne correspond à aucun bénéficiaire connu” !

Pour ce patient, le gestionnaire du site de l’assurance maladie a fait une enquête. On me répond :

«  Ce type d’anomalie peut corresponde à ce jour à deux cas :
-  (1) Soit à des anomalies résiduelles dans notre base de routage, dite RI-BDO qui assure depuis notre site central le routage vers la BDO régionale (Base de Données Opérante) :
Vous savez que la CNIL nous interdit au Régime Général une Base unique Nationale. Nous avons donc une table de routage, issue de nos BDO [ 1 ]et des traces de rattachement au RNIAM [ 2 ]. Le mécanisme complexe et les histoires mouvementées du passé (mutations, mouvements assuré en propre ou bénéficiaire d’un autre assuré, etc...) font que nous avons des anomalies résiduelles dans cette table. Nous en estimons le nombre à 30 000 (ce qui n’est pas mal par rapport à 40 Millions d’assurés...). Dans ces cas, l’assuré ne peut accéder à son compte Ameli et le Professionnel de Santé ne peut accéder aux données d’ouverture de droit ou de Médecin traitant. Si vous rencontrez des cas de ce type, le mieux est de conseiller à vos patients de contacter leur caisse qui sait rétablir manuellement la situation. Sur 30 000, nous avons 1 800 cas "avérés" en cours de correction.

-  (2) Soit l’assuré ou le bénéficiaire a quitté le régime général :
Dans le cas présent, notre base de qualification (nous n’avons pas accès aux vrais bases de production), miroir un peu ancien, nous donne l’information suivante : il s’agit de Mr E. M., né le X/X/62, un seul rattachement à la CPAM 441 (Nantes) mais avec une date de fin au 28/02/1994.
Donc, à priori, sauf retour au cas n°1, cette personnea été, mais n’est plus, au régime général. Vous devez avoir cette information à partir de la carte Vitale bien évidemment. Mais je lis que vous avez vérifié qu’il est "CPAM". Donc nous serions plutôt dans un cas d’anomalie.
 »

En ce matin du 24 novembre, une patiente dépendante du SLI et pas vraiment argentée ne sait plus trop si je suis ou non son médecin traitant.
Je lui dit qu’on va essayer de vérifier.
La première tentative à 9 heure 26 sur “Mon compte Pro” débouche sur un premier échec avec le fameux message «  "Erreur de validation : Les erreurs suivantes doivent être corrigées avant de pouvoir continuer : Le nir saisi ne correspond à aucun bénéficiaire.  ».

Je tente un essai sur l’historique des remboursements quelques secondes plus tard. Au bout de 3 minutes de sablier je renonce. Finalement un dernier message termine cette vaine tentative : «  Problème de communication avec le lecteur de cartes - Si il persiste, merci de contacter votre support et indiquez le code erreur : 400  » . Il va s’en dire que c’est du pipeau puisque j’ai effectué une feuille de soins électronique dans la foulée sans souci !

[ 1 ] BDO ou Base de Données Opérante : Ensemble cohérent et non redondant des données d’identification et de gestion nécessaires aux opérations de production des CPAM. 
-   Au niveau national , le Fichier d’Identification des Assurés et Bénéficiaires, appelé actuellement ““Fichier Index” constitué à partir des données des BDO régionales, permet de router un certain nombre de flux vers des partenaires extérieurs comme la CNAV ou la CAF. Il existe des mises à jours réciproques entre ce fichier et le RNIAM (Répertoire National Inter-régimes des bénéficiaires de l’Assurance Maladie). Il permet d’éviter les doublons (en cas de changement de caisse ou de régime notamment). Ce fichier index est également hébergé par le Centre d’Exploitation National (CEN) de Valenciennes. Il ne sert pas à la tarification.
NB : en cas de changements de régimes, le RNIAM contient des informations sur les deux derniers régimes et caisses de rattachement (organisme « cédant » et organisme « prenant »), mais pas d’historique.
-   Au niveau régional, le référentiel des assurés est la “BDO” (Base de Données Opérande) Famille . Cette base régionale est hébergée dans les Centres de Traitement Informatique (CTI). Chaque base régionale regroupe tous les individus gérés par l’ensemble des caisses de la région. Elle est mise à jour en temps réel et est est sollicitée en permanence lors du contrôle des données dans les traitements de production. Elle est alimentée par la saisie, faite par les techniciens des caisses sur le système“ PROGRES”, des mises à jour concernant les assurés. En cas de nouvelle affiliation, des échanges avec la DSINDSpermettent de vérifier la certification de l’individu.

PROGRES : outil de saisie et de consultation des prestations de l’assurance maladie. On distingue
-  PROGRES-PN, pour la saisie des prestations en nature,
-  et PROGRES-PE/MAJ qui permet entre autres la liquidation des prestations en espèces et la mise à jour des données des assurés dans la BDO

[ 2 ] RNIAM ou Répertoire National Inter-régimes des bénéficiaires de l’Assurance Maladie  : Géré par la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (CNAVTS), il comporte les informations nécessaires au rattachement de chaque bénéficiaire à l´organisme d´assurance maladie auquel il est affilié.

La D irection du Système Informatique National des Données Sociales (DSINDS) de la CNAV basée à Tours gère entre autres, les Référentiels Nationaux (RNIAM)

publié le 22 novembre 2008par Jean-Jacques Fraslin
snipd 1 year ago
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25/11/2008 / ÉTATS-UNIS

Improvisez-vous garde-frontière au Texas

Quatre lieux "stratégiques" que vous pouvez surveiller sur le site Blue Servo de chez vous. Cliquez sur "signaler une activité suspecte" pour prévenir le bureau du shérif.

Une association de shérifs texans a lancé un système en ligne de protection virtuelle des frontières. Un appel, plutôt décomplexé, à la délation.

Deux millions de dollars ont été alloués au Texas Border Sheriff's Coalition (TBSC) par le gouverneur de l'État Rick Perry. Des dollars destinés à financer le "Programme texan de surveillance virtuel de la frontière". A l'origine de ce projet, on trouve une dizaine de shérifs désireux de protéger leurs comtés contre d'éventuelles infiltrations de criminels et trafiquants.

L'Etat avait déjà fait un essai en novembre 2006 en installant plusieurs caméras à des endroits stratégiques le long de la frontière. Et selon le TBSC, l'opération avait alors rencontré un véritable succès : 28 millions de visites sur le site web dédié et près de 3 000 signalements d'activités suspectes.

Le TBSC a donc développé le procédé et lancé le 20 novembre ce site grâce à un partenariat public-privé. Une dizaine de caméras, installées en bordure du Mexique côté américain, filment en permanence des routes, des fleuves et des champs. Après s'être inscrit sur le site, vous pourrez signaler, où que vous soyez, les individus suspects. Un système de dénonciation en ligne en somme, où tout le monde peut prêter main forte aux autorités. Ce dispositif ne semble pas choquer nos Observateurs, en revanche, son efficacité reste à prouver.

"Notre frontière est plutôt perméable avec nos voisins du sud et les malfrats pourraient avoir envie d'en profiter"

Donald L.Reay est un des membres du Texas Border Sheriff's Coalition. Il est le directeur en charge du "Programme texan de surveillance virtuelle de la frontière".

Quand une activité louche est signalée par un internaute, le message est envoyé vers un serveur qui le renvoie vers le bureau du shérif concerné. Celui-ci décide ensuite s'il faut y donner suite.

Durant les premières 48 heures du projet, on a reçu 200 000 signalisations via le Net d'activités suspectes. Je ne les ai pas toutes vues mais, par exemple, il y a eu le cas d'un mouvement dans une zone isolée. Quelque chose d'inhabituel. Peut-être des bruits de pas d'un quidam qui cherchait à se cacher. Mais cette fois-là, on n'a rien trouvé d'illégal.

Quand nos médias disent que nous visons l'immigration clandestine, j'y vois de la désinformation. Le système a été mis en place pour maintenir la baisse du taux de criminalité résultant de l'augmentation des effectifs des patrouilles. Les caméras doivent avoir le même impact dissuasif.

Bien sûr, certains nous associent à Big Brother. D'autres nous accusent de voyeurisme. Mais nous, nous faisons ça pour la sécurité de la nation. Notre frontière est plutôt perméable au sud et les malfrats des pays voisins pourraient avoir envie d'en profiter. Et ce n'est pas une atteinte à la vie privé, on ne regarde pas chez les gens. Ces caméras filment de grands espaces et ce sont les habitants qui les ont demandées."

Donald L. Reay

  • United States
  • Executive Director of the Texas Virtual Border Watch Program

"Ce programme est moins agressif que la construction d’un mur"

Robert Garza Crosby est Mexicain. Il vit à la frontière entre le Texas et le Mexique. Il se bat contre la construction d’un mur entre les deux pays.

Je pense que ce programme est approprié à nos impératifs de sécurité, et il est moins agressif que la construction d’un mur. Selon moi, utiliser des caméras à la place d’un mur, c’est le signe d’un recul des autorités qui privilégiaient la deuxième option. Elles surveilleront la frontière là où il n’y a pas de contrôle officiel, et les autorités sont ici dans leur bon droit.Cela dit, je ne comprends pas pourquoi elles nient un lien avec le contrôle de l’immigration."
snipd 1 year ago
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Jean-Yves Robin, bombardé directeur du GIP DMP sur fond de conflits d’intérêts !
Fin d’un suspense insoutenable qui courrait depuis l’été, Jean-Yves Robin sort enfin du bois et vient de voir sa nomination à la tête du GIP-DMP paraphéepar le Conseil d’administration qui s’est tenu mardi 18 novembre 2008. En pratique ses membres n’ont fait qu’avaliser la décision de Roselyne Bachelot qui le destine à diriger la future ASIP dans quelques mois, agence qui sera présidée par Michel Gagneux.

Le gendre idéal pour Roselyne Bachelot.

Le feuilleton dure depuis tellement de mois que la nomination de Jean-Yves Robin est un non événement.
Rappelons qu’un Conseil d’Administration devait se dérouler le 26 octobre pour le désigner comme seul maitre à bord. Mais sabotage ou malédiction, la réunion aurait été annulée en raison d’un vice de procédure. La convocation n’avait point été envoyée au moins 10 jours avant l’intronisation, il a fallu décommander le champagne.

Alors que Jean-Yves Robin ne semblait pas avoir le profit idéal parmi les différentes candidats en lice, finalement il semble être du bois dont on fait les chefs. Gros avantage par rapport à son prédécesseur le haut fonctionnaire Jacques Sauret, il ne manie pas la langue de bois.
A son actif, il a fait flèche de tout bois en surfant sur le succès du “Dossier Pharmaceutique” lancé par le Conseil de l’Ordre des Pharmaciens et dont la société qu’il présidait était simplement prestataire pour l’hébergement des dossiers.
Mais sa tâche ne sera pas facile car on l’attend au coin du bois. D’autant qu’on lui a savonné la planche au GIP DMP, poste qui, l’espère t-il, ne sera qu’un tremplin vers la direction de la future Agence des Systèmes d’Informations Partagées de santé (ASIP). Cette nouvelle technostructure n’est pas encore constituée et il faudra patienter sans doute un an avant de voir Jean-Yves Robin montrer de quel bois on s’y chauffe. En attendant, Jean-Yves Robin devra élaguer le bois mort pour fondre le GIP-DMP dans l’ASIP avec le GIP CPS [ 1 ] et le département "interopérabilité" du GMSIH [ 2 ].
D’ailleurs pourquoi le nommer à la direction d’un GIP-DMP en fin de vie et qui a la gueule de bois depuis l’annulation de l’appel d’offre hébergeur ? Et bien tout simplement parce que le ministère de la Santé n’avait pas de ligne budgétaire pour un poste de "chargé de mission" pour la mise en place de cette nouvelle agence. Même dévalué, le fauteuil de directeur du GIP-DMP existe encore et estfinancé. C’est à l’aulne de ce type de détail qu’on mesure l’anticipation de la politique en matière de Systèmes d’Informations de Santé !
-  Autre bon point, c’est un habile négociateur surtout pour ses propres affaires. Ainsi le traitement obtenu par Jean-Yves Robin, même s’il est inférieur à celui qu’il avait dans le privé, serait le double de celui de Jacques Sauret.

Un arrière-goût de conflits d’intérêt !

Pour le Quotidien du Médecin du 19 novembre 2008, lanomination de Jean-Yves Robin, qui prendra ses fonctions le 5 décembre «  a été entérinée par le CA du GIP-DMP non sans évoquer les éventuels“conflits d’intérêts” en raison du profil du candidat soutenu par le ministère de la Santé  ».
Même son de cloche selon un article de l’Agence de Presse Médicale (APM) du 19 novembre 2008. Christian Saout, représentant le CISS dans le Conseil d’Administration du GIP-DMP, aurait demandé, lors de cette séance du 18 novembre, des“ éclaircissements sur la question des éventuels conflits d’intérêts soulevés par la candidature de Jean-Yves Robin, renouvelant une demande formulée lors du précédent conseil d’administration ”. Selon Christian Saout, cité par l’APM, “ Des "documents" relatifs à la prévention des conflits d’intérêts, présentés aux administrateurs par les représentants de l’État, leur ont "permis de voter à l’unanimité" la désignation de M. Robin ”.
A noter que contrairement à une demande antérieure, ce vote n’a pas été réalisée par bulletin secret mais à main levé, ce qui explique l’unanimité ...
CependantChristian Saout n’est pas “ rassuré pour autant, en soulignant que les marchés publics qui pourraient être conclus par le GIP-DMP ou l’Asip risquaient de faire l’objet de contestations de la part des candidats malheureux. ”. Mais nul doute que Jean-Yves Robin saura éviter de mettre ses doigts entre le bois et l’écorce.

Effectivement jusqu’à présent Jean-Yves Robinoccupait le poste de directeur général de la société informatique Santéos, filiale de Atos Origin,très engagée dans les systèmes d’informations de santé, et cela tombe bien, secteur qu’il sera dans quelques mois amené à régenter !

Un homme de réseaux

Jean-Yves Robin a de nombreuses cordes à son arc. Sa prochaine cible c’est l’ASIP :
-  Selon un article d’Agnés Bourguignon dans le Quotidien du médecin, il parait que Jean-Yves Robin, après un “ bref passage dans l’humanitaire à la fin des années 80 ”, aurait en tant que directeur d’une agence de conseil en communication spécialisée dans la santé, “ travaillé sur les ordonnances Juppé et sur la carte Vitale pour le compte du Ministère de la Santé ”.Lors des réunions, il pourra évoquer ces souvenirs communs avec les représentants des professions de santé pour qui les “ordonnances Juppé”, même 12 ans après, restent aussi stimulantes qu’un chiffon rouge agité au nez d’un taureau.
-  Puis il a créé UNI MEDECINE le 22 juin 1998, une SA avec CA et doté d’un un capital social de 869 736 € [ 3 ].

Date de clôture Chiffre d’affaires Résultat Effectif
31/12/2006 Comptes annuels non déposés  ?  ?
31/12/2005 1 853 475 € +217 803 €  ?
31/12/2004 1 588 546 € -700 346 € 13
31/12/2003 1 307 416 € -986 366 € 13
31/12/2002 918 755 € -1 731 293 € 20
31/12/2001 1 631 468€ -745 862 € 18

Pendant des années cette société a vécu de financements publics, en particulier les généreux Fonds d’Aide à la Qualité des Soins de Ville (FAQSV) et générant des réseaux de santé tombés pour la plupart depuis dans l’oubli.
-  En mars 2005, Atos Origin et UNI-MEDECINE créaient un consortium le GIE Santéos pour participer aux expérimentations du “ Dossier Médical Personnel”.
-  Le Conseil national des Pharmaciens avait retenu en décembre 2006 Santéos comme unique hébergeur du “Dossier Pharmaceutique”.
-  En février 2007Jean-Yves Robin avait revendu sa société Uni Medecine à Atos Origin [ 4 ]. Uni Medecine avait alors été rebaptisé Santéos.

La méthode ne change pas...

Selon l’APM, profitant de ce même conseil d’administration, Christian Saout “ a déploré la méthode employée pour cette succession, estimant qu’aucune leçon n’avait été tirée du rapport de la mission conjointe de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), de l’Inspection générale des finances (IGF) et du Conseil général des technologies de l’information (CGTI) et des conclusions de la mission de Michel Gagneux .
Afin d’illustrer la totale sujétion de ce Conseil d’administration à la puissance publique, Christian Saout ironise : “ Nous avons délibéré comme si la ministre [de la santé Roselyne Bachelot] était sous la table  !”
Dans le rapport commun sur l’échec du DMP signé par l’IGAS, l’IGF et et le CGTI publié en novembre 2007 (version non expurgée sur i-med) , on pouvait lire que “ L’irréalisme des objectifs affichés a en permanence placé les acteurs sous pression et sous le contrôle direct des cabinets ministériels. Il en est résulté une gestion de projet constamment précipitée et parfois inconséquente ”. Le DMP était “ un projet placé sous la gestion directe des cabinets ministériels ”.Selon la mission “ la lecture des comptes-rendus du conseil d’administration suffit à percevoir la constance et la prépondérance des interventions des cabinets ministériels dans le fonctionnement des instances de décision du GIP-DMP. Placés sous le contrôle direct et permanent du ministre ou de son cabinet, les responsables du groupement ont souvent été amenés à faire part en séance des instructions ministérielles pour justifier une orientation ou un revirement, car cette gestion ministérielle en direct ne préserve pas toujours le GIP des contre-pieds de dernière minute. Les comptes-rendus du conseil d’administration révèlent ainsi qu’en plusieurs circonstances, et à des moments-clés du projet, des interventions tardives ou mal préparées ont placé le président, le directeur général et l’ensemble du conseil à porte-à-faux

Dans le Quotidien du Médecin du 21 novembre, Agnès Bourguignon a fait le tour des popotes syndicales pour voir si la soupe Jean-Yves Robin est bonne. La nomination de Jean-Yves Robin laisse de bois lesreprésentants d’une profession qui avale des couleuvres depuis de nombreuses années.Une nouvelle agence, même dirigée par Jean-Yves Robin, ne sera pas plus efficiente qu’un emplâtre sur la jambe de bois de systèmes d’informations de santé sinistrés.
Le Dr Jean-Paul Hamon président de la section généralistes de laFédération des médecins de France (FMF) estdépité : «  Je n’attends plus rien avec une nomination pareille ! On s’interroge pourquoi le ministère l’a choisi  ».
Le Dr Gilles Urbejtel, en charge du dossier DMP à MG-France, fait le minimum syndical. Il ne veut pas faire de«  procès d’intention  » et «  jugera sur pièce  » la future action de Jean-Yves Robin. En sa défaveur c’est«  un médecin qui ne pratique pas et son caractère très engagé dans le secteur peut effrayer des industriels. À lui de montrer que les résistances à son égard ne sont pas justifiées  ». Sans illusions, le Dr Gilles Urbejtel constate qu’il «  y a du travail pour sortir le “machin" de l’ornière, après les calendriers aberrants, les promesses non tenues, les espoirs déçus  ».Son syndicatinsistera pour queles représentants des professionnels de santé soient bien représentés à l’ASIP et au sein du conseil stratégique afin que les projets soient enfin «  fonctionnels  » et débouchent enfin pour lesomnipraticiens vers la mise à disposition«  d’outils pour organiser correctement le parcours médical, la coordination des soins de leurs patients  ».
Le Dr Jean-François Thébaut de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), qui a déjà son“ DMP-Pro” qui mijote sur le feu depuis plusieurs mois, souhaite «  bon vent  » à Jean-Yves Robincar «  On a tiré tellement de bords sur le navire DMP qu’il est important d’avoir un capitaine qui fixe un cap, travaille bien et nous donne des objectifs sur lesquels on pourra se retrouver  ». Il estime queJean-Yves Robin «  a les compétences  » de ses nouvelles missions, sous réserve que«  le gouvernement lui donne les moyens financiers et réglementaires  ».
Le Dr Claude Bronner, Président de “Espace Généraliste” «  attend une meilleure écoute  » en particulier de sa proposition d’une rémunération à «  1 C avec une majoration de coordination généraliste  » de 3 euros pour les médecins traitants remplissant le DMP.

Quant au Dr Jacques Lucas vice-président duConseil national de l’Ordre des médecins (CNOM), il espère simplementtrouver un interlocuteur des pouvoirs publics prêt à discuter de son projet de plate-forme d’échanges de données médicales sécurisées.

i-med 4 octobre 2008

Wanted : un capitaine pour l’ASIP !

Selon le Quotidien du Médecin du 8 juillet 2008, un chasseur de têtes aurait été missionné dès juin pour dénicher un chef pour le navire ASIP encore en cale sèche.
Jacques Sauret encalminé dans le « Pot au noir » du Dossier Médical Personnel,ne serait pas candidat. Il attend une nouvelle affectation.
Jean-Yves Robin, auréolé du lancement du Dossier Pharmacie, était donné gagnant pour en tenir la barre par une récente dépêche de l’APM. Pourtant selon Décision Santé du 22 septembre 2008 « Jean-Yves Robin et Marthe Wehrung (GIP CPS), ont été recalés par l’Elysée, qui jugent leurs profils en parfaite inadéquation avec le poste » .
On peut mettre à l’actif de Jean-Yves Robin, ou à son passif diront certains, sa grande connaissance des mécanismes du financement public qui a permis à sa société UniMédecine de surnager en écumant le FAQSV [ 5 ] avant qu’il ne l’a revende en février 2007 à Atos Origin. D’ailleurs « dès son intégration dans le Groupe Atos Origin, UNI-MEDECINE a été renommée SANTEOS et Jean-Yves Robin, qui dirigeait la société UNI-MEDECINE » a assuré ladirection générale de la société SANTEOS. Espérons que ce “pantouflage inversé” ne sera pas un handicap dans ses rapports futurs avec son ancien employeur qui est devenu un acteur majeur dans les systèmes d’informations de santé. Nul doute que les autres industriels apprécient qu’un ancien concurrent se retrouve placé dans la timonerie de cette agence. La collecte pour la bouteille de champagne qui doit baptiser bientôt la coque de l’ASIP risque d’être difficile.
De plus ce poste aussi exposé qu’un fusible sur un tableau électrique dans la soute d’un vieux chalutier, nécessite une grande expérience pour diriger et coordonner le panier de homards de hauts fonctionnaires, caste qui apprécie rarement un tel hélitreuillage en provenance de la société civile.Quant à la solde, la reconnaissance de la patrie suffira-t-elle à compenser sa diminution sans doute conséquente ? On peut d’ailleurs s’étonner que Jean-Yves Robin souhaite embarquer dans cette galère plutôt que de continuer à monnayer sa déjà longue pratique dans le secteur industriel.
De plus n’oublions pas que l’armateur sera in fine le payeur c’est à dire l’Assurance Maladie. L’onction de son directeur Frédéric Van Roekeghem est aussi nécessaire...
Il existe donc beaucoup de vents contraires. D’ailleurstant que l’ASIP n’a pas d’existence légale et pas de budget voté, les jeux restent ouverts.
Alors que son rapport au nom de la “ Mission interministérielle de revue de projet sur le Dossier Médical Personnel ” était un des rares moments de lucidité sur l’état du paysage des systèmes d’informations français de santé, on peut s’étonner que Michel Gagneux soit en quarantaine et que la directrice du GIP-CPS dont le bilan est très positif ne soit plus en course. Mais au final la décision sera politique. Peut-on encore espérer un tandem Michel Gagneux et Marthe Wehrung ?

[ 1 ] GIP “Carte de Professionnel de Santé”

[ 2 ] Groupement pour la Modernisation du Système d’Information Hospitalier

[ 3 ] Siège social radié le 10/10/2007 par suite de transfert vers le greffe de NANTERRE

[ 4 ] En novembre 2008, en éjectant Philippe Germond, l’ex-ministre de l’économie Thierry Breton a repris brutalement les commandes deAtos Origin secouée depuis plusieurs mois par les va-et-vient des fonds d’investissement dans son capital .

[ 5 ] Fonds d’Aide à la Qualité des Soins de Ville

publié le 21 novembre 2008par Jean-Jacques Fraslin
snipd 1 year ago
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Quand les espions de la DST flirtaient avec les barbouzes privées

BARBOUZERIES / mercredi 26 novembre par Laurent Léger
Recommander à un ennemi

Des notes « confidentiel défense » de la DST révèlent que l’Intérieur suivait au plus près les cabinets de renseignement privés, même dans leurs activités très limite. Sans bouger le petit doigt…

Aujourd’hui fusionnée avec les Renseignements généraux dans la nouvelle direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), la DST fait depuis des lustres son miel des activités plus ou moins «  border line  » des cabinets d’intelligence économique. Des documents inédits « confidentiel défense », récemment déclassifiés par le gouvernement, révèlent la porosité des frontières entre le service d’Etat, la DST, et les enquêteurs privés. Des liasses de ces documents ont récemment atterri dans le dossier judiciaire d’un ancien gendarme, Patrick Baptendier , poursuivi par une juge de Versailles pour avoir farfouillé dans les fichiers de la police et revendu des informations confidentielles.

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Bernard Squarcini
© Kerleroux

A lire les notes déclassifiées de l’ex- DST , relatant pour la plupart les contacts entre un flic et Patrick Baptendier, les services de renseignement n’ignorent rien de ce que trament Kroll , Geos et autres cabinets privés. Normal, Baptendier travaille pour eux ! Le ministère de l’Intérieur, du temps de la DST, suit donc jour après jour ou presque les pérégrinations d’agents privés qui espionnent les uns, enquêtent sur les autres… tout en laissant faire. Quelles que soient les méthodes employées.

Servair lance une enquête sur Texas Pacific Group

La DST apprend ainsi en direct que le groupe Péchiney a mandaté l’agence Kroll dans le cadre d’une affaire de fraude, de même que l’Opéra de Paris. Le contre-espionnage sait également que l’entreprise Servair a sollicité une société d’enquêtes privées pour se renseigner sur le groupe Texas Pacific Group, qui avait racheté Fin Gourmet, une entreprise concurrente. De la même façon, Kroll, note la DST, recueille « tous éléments d’information » sur l’homme d’affaires Raymond Lakah, alors dirigeant de France-Soir , Air Horizons et Star Airlines. Un extrait du rapport rédigé par Kroll à l’attention de son client atterrit directement au contre-espionnage. Depuis, Lakah s’est retrouvé dans les colonnes des faits divers.

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Un extrait d’une note « confidentiel défense » où l’enquête de Kroll sur Raymond Lakah est évoquée

En janvier 2004, les espions de la place Beauvau notent dans un rapport qu’un cabinet d’enquêtes, Egideria , « s’inquiète de la création par deux de ses anciens employés d’une société concurrente » . Surtout, la société en question craint de voir ses fichiers clients ont été emportés et avec eux, ses deux plus beaux clients : Peugeot et Danone. Une boîte d’intelligence économique a été chargée de vérifier qu’une société allemande détient bien des comptes bancaires à Jersey et en Autriche. Pourquoi ? Parce ce qu’un de ses clients veut racheter cette société pour éviter d’avoir à ouvrir lui-même de discrets comptes…

Quand Kroll est chargée d’enquêter sur Airbus, à Toulouse, le contre-espionnage est mis au parfum. Quand elle surveille un homme d’affaires israélien, Idan Ofer, sa famille et son garde du corps, de passage à Paris, les contre-espions apprennent aussitôt que le magnat a rencontré une dizaine de responsables du groupe Véolia dans un salon du restaurant Ledoyen. A la fin de la soirée, raconte la taupe de Kroll qui colle aux basques du groupe, Ofer rencontre d’autres interlocuteurs à l’hôtel Hyatt. La conversation semble s’être tenue « en hébreu » , note la DST. A quand des détectives privés multilingues ?

Kroll surveille Edouard Stern

Une autre fois, une société américaine emploie Kroll pour surveiller l’un de ses cadres débarquant en France et censé se rendre chez Alcatel ; les Américains craignent que leur employé ne leur fasse de la concurrence déloyale. Un ancien cadre du Giat, qui s’est lancé dans l’intelligence économique, fait lui aussi l’objet des attentions serrées d’une agence de renseignement depuis qu’il a donné une interview au Point sur le fonds Carlyle. Les espions de la DST, encore une fois, ne perdent rien de ces investigations. Comme ils apprennent que Kroll a été chargée d’enquêter par la société Rhodia sur les deux plaignants qui ont initié l’ affaire contre le groupe de chimie, Edouard Stern et Hugues de Lasteyrie, deux richissimes financiers qui s’estimaient lésés et sont aujourd’hui décédés. Là encore, les infos arrivent toutes chaudes au siège de la DST d’alors, rue Nélaton, à Paris.

Recrutée chez Kroll… sous l’oeil de la DST

Les contre-espions du ministère de l’Intérieur peuvent également suivre de près les pérégrinations françaises d’un ancien banquier algérien, Mohamed Kherroubi , installé à Paris et recherché par un mandat d’arrêt émis en Algérie. Kherroubi était président de la Banque du commerce et d’industrie algérienne (BCIA), un établissement au cœur d’un scandale financier en Algérie, comme Bakchich l’a raconté. Kroll l’a placé sous surveillance, il suffit donc de récolter les infos obtenues. Grâce à Patrick Baptendier, qui se charge de la filoche, la DST apprend ainsi que l’intéressé « fait déjà l’objet d’une surveillance par des personnes de type méditerranéen » . « Les intéressés ne suivent pas Kherroubi dans tous ses déplacements mais sont toujours présents devant le domicile rue de la Tour, à Paris, et souvent au lieu de destination de l’objectif, sans l’avoir suivi » , assure le rapport de fin de mission.

Tombé tout seul

« La relation de confiance entre Patrick Baptendier et le représentant de la direction semble suffisamment établie pour envisager de l’enregistrer comme correspondant » , écrit le 18 septembre 2003 la DST à propos de sa nouvelle recrue. « Tombé » en 2006 en dépit de son immatriculation dans les registres de ce service officiel, Patrick Baptendier dénonce depuis, inlassablement, l’utilisation par les services d’Etat des petits pions comme lui, à qui le contre-espionnage remettait des informations confidentielles (numéros de comptes ou de cartes bancaires, antécédents judiciaires, éléments de CV et autres…) en échange d’infos sur le milieu du renseignement privé.

Des échanges de bons procédés qui, lorsque Baptendier est mis en examen et dort quelques mois en prison alors que son ancien correspondant de la DST continue à œuvrer comme si de rien n’était, finissent au détriment des enquêteurs privés. Le livre de l’ex-gendarme, Allez-y, on vous couvre ! Un barbouze au service de la DST (éd. Panama), vendu à une bonne quinzaine de milliers d’exemplaires, a fait mouche sur cette problématique. Lui, par contre, ne souhaite plus s’exprimer sur cette affaire et a refusé de rencontrer Bakchich .

Et maintenant que la DST a disparu dans la DCRI, un mur infranchissable a été élevé entre les espions de l’État et les barbouzes privées ?

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snipd 1 year ago
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